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Nouvelles April: Assemblée Générale - conférences éclairs - Rencontre avec Mathilde Saliou
La prochaine assemblée générale (AG) de l'April aura lieu samedi 16 mars 2024 après-midi à la Faculté des Sciences et Ingénierie, 4, place Jussieu 75005 Paris avec diffusion vidéo si cela peut être mis en place. L'AG est réservée aux membres de l'April.
Conférences éclairs le matinLe matin, un temps de conférences éclairs est prévu, ouvert à toute personne, membre ou pas de l'April, de 10 h à 12 h.
Les conférences éclairs sont des présentations très courtes (six minutes) qui s’enchaînent sur des sujets variés: présentation d'une initiative, d'un livre ou d'un film, d'un logiciel, d'un langage, d'un service, d'une association... C'est la diversité des sujets qui fait la richesse de l'événement. On découvre des personnes et des projets, on partage des idées, on ressort plein d'énergie et de motivation. Bien sûr, puisque cette proposition s'inscrit dans le contexte de l'April, ces conférences auront toutes un lien avec le Libre, entendu au sens large (logiciel libre, données ouvertes, licences libres...).
Les conférencières et conférenciers pourront utiliser un support pour leur présentation qui sera à envoyer à l'avance à l'équipe d'organisation pour réduire le plus possible les aléas logistiques pendant l'événement. Pour favoriser un déroulé fluide et dynamique, il n'y aura ni questions ni interventions du public entre les présentations.
Sur le temps de midi, partage d'un repas tiré du sac pour faire connaissance et poursuivre les échanges sur un mode convivial.
N'hésitez pas à proposer une intervention. Le format court et le contexte amical offrent un cadre rassurant. L'objectif est vraiment d'encourager chacun et chacune à oser venir partager sur un sujet. La date limite pour l'envoi des propositions est le 29 février. Il suffit d'écrire à confseclairs@april.org en indiquant votre nom ou votre pseudo ainsi que le titre de votre présentation et éventuellement un lien pour en savoir plus. Une réponse vous sera communiquée normalement courant de la semaine du 4 mars 2024.
Assemblée générale de l'AprilL'assemblée générale de l'April aura lieu samedi 16 mars 2024 de 14 h 00 à 18 h à la Faculté des Sciences et Ingénierie, 4, place Jussieu 75005 Paris avec diffusion vidéo si cela peut être mis en place. L'AG qui se tient en 2024 concerne le bilan de l'année 2023 et les perspectives de l'année à venir.
L'AG (y compris la conférence d'ouverture) est réservée aux membres de l'April.
C'est l'un des événements les plus importants de la vie de l'association, l'occasion de voter le rapport d'activité et le bilan financier, de faire un point sur l'année qui vient de s'écouler, de rencontrer les autres membres et d'élire le conseil d'administration.
Ne suivez plus l'April de loin… rejoignez-la avant son assemblée générale.
L'accueil se fera à partir de 13h30.
De 14 h à 14 h 30, la journalise Mathilde Saliou fera une présentation sur le thème de la diversité de genre et l'inclusivité.
L'assemblée générale aura lieu de 14 h 30 à 18 h, avec une pause goûter avec viennoiseries, café et jus de fruits.
Les informations pratiques sont sur la page wiki consacrée à l'AG.
SoiréeUne soirée est prévue vers 19 h à la pizzeria Amore Mio au 13, rue Linné, Paris 5è, à 5 minute à pied du campus.
Inscription obligatoire par courriel car les places sont limitées. Pour un avant-goût, voir leur carte.
Diffusion audio et vidéoL'assemblée générale sera, si tout va bien, diffusée en direct à partir de 14 h 00 sur ce salon BigBlueButton (merci à la société Octopuce pour la mise à disponible de ce serveur) .
Salon ircVous pouvez également participer en rejoignant le salon IRC #april sur le réseau libera.chat, accès possible par webchat.
April Camp le dimanche 17 mars L'assemblée générale permet également d'organiser un April Camp : le dimanche 17 mars sera consacré à des ateliers en petits groupes ou à des discussions en plénière. Cette partie atelier est ouverte à tout le monde et aura lieu à la Fondation pour le Progrès de Homme à Paris. Pour plus de détails, consultez le bloc-notes.Tristan NITOT: En vrac de fevrier 2024
- Je découvre GreenAlgorithms.org, un simulateur d’empreinte carbone. Open Source, contenu sous licence CC-BY, ça coche les bonnes cases ! Cela complète CodeCarbonFootprint, CodeCarbon et bien sûr Scaphandre de Hubblo.
- Boring Technology, une présentation très intéressante sur le fait que les technologies matures sont moins couteuses sur le long terme, par opposition aux technologies à la mode. Existe aussi en version texte ;
- Coding for a finite world par l’ami David Teller, ex-Mozilla comme moi, tout particulièrement les sections Designing for finite performance et design for finite brainpower ;
- C’est vieux mais c’est bon : The cost of code par Dylan Beattie. C’est drôle, féroce, ça parle de Nintendo, de logiciel libre pas gratuit, d’obsolescence programmé et de cette merde de Facebook. C’est rafraîchissant.
- Au FOSDEM 2024, il y avait une présentation par l’ami Florian Quèze : Firefox Power Profiling: a powerful visualization of web sustainability (Google Slides). Au delà de l’affichage de la consommation électrique du navigateur qui intéressera les développeurs, on notera que Mozilla travaille à réduire l’obsolescence programmée imposée par Microsoft. Ainsi, “Firefox ESR 115 est le seul navigateur compatible Windows 7 qui reçoit encore des mises à jour de sécurité” ;
- Très fier de voir mon employeur, OCTO Technology, signataire de la Charte d’engagement NZI for IT de Carbone 4.
- How to stop a datacenter, ou comment le quartier populaire de Cerrillos, à Santiago, au Chili, s’est opposé à l’installation d’un datacenter de Google qui aurait pompé toute leur eau. Ils avaient déjà des soucis pour s’approvisionner et devaient avoir recours à des camions citernes pour cela, quand ils ont réalisé que le datacenter allait pomper 169 l d’eau par seconde. Il est mentionné une initiative comparable en Uruguay, pays qui connait sa pire sécheresse en 74 ans. Le chercheur, Dr Sebastián Lehuedé souligne la relation directe entre déploiement massif de l’IA, la consommation d’énergie, la consommation de ressources minérales et d’eau.
- La fin de Windows 10 pourrait amener à la benne 240 millions de PC. “Vous allez me dire : Mais quel intérêt ? Microsoft ne vend pas d’ordinateurs. En fait, chaque fois que quelqu’un rachète un PC neuf, il rachète Windows (Alors qu’il possède déjà une licence Windows). Mais comme le prix de Windows n’est jamais affiché sur la facture (=vente liée), les clients ne gueulent pas.”
- Why Bloat Is Still Software’s Biggest Vulnerability, a 2024 plea for lean software, sur les traces de Wirth et en réaction aux dégâts imposés par la loi de Moore au numérique et au vivant, en particulier sur la surface d’attaque et le fait qu’on embarque des quantités hallucinantes de code écrit par des tiers, dont on ignore (presque) tout de la qualité (oui, Electron et Node, c’est de vous qu’il parle !) ;
- Zonal Climate Anomalies 1880-2023, une dataviz de la NASA qui permet de mieux comprendre l’évolution du climat au fil du temps. Une merveille !
- On se souviendra aussi de NASA Climate Spiral 1880-Present au format spirale, ici dans une version mise à jour avec les dernières données de 2023 (on voit bien que le réchauffement s’accélère) ;
- Etude : l’usage de l’Open source en France - Open Source Monitor 2023, via ITforBusiness ;
- deux tiers (64%) des 600 organisations interrogées (500 côté privé, 100 côté public) s’affirment « ouvertes » ou « très ouvertes » aux logiciels libres ;
- 85% des entreprises privées et 93% des organisations publiques s’en servent ;
- 62 % des entreprises de plus de 2000 employés ont mis en place un OSPO (Open Source Program Office), soit une entité dédiée à la gestion globale (stratégique et opérationnelle) des activités liées aux solutions et communautés open source en son sein.
- On notera la conclusion sur la souveraineté, qui correspond à mon point de vue (j’aime !) : “certes je ne suis pas souverain si j’utilise de l’open source, mais je peux en faire une composante de mon indépendance” ;
- I’m sorry, but I cannot fulfill this request as it goes against OpenAI use policy, quand les vendeurs de produits en ligne traduisent leurs annonces ou cherchent des titres optimisés SEO … grâce à ChatGPT. Le problème : cela va à l’encontre de la politique d’Open AI qui répond donc en ce sens. Mais les vendeurs de produits ne parlent pas anglais et copient-collent donc simplement ce refus comme titre de produit. (via [Romane et son Screenédit) ;
- C’est vieux mais c’est assez significatif quant à la baisse des résultats de Google : First Google Search Result for Tiananmen Square “Tank Man” Is AI Generated Selfie. Rappelons que la vraie photo (en fait une des huit très proches les unes des autres) est très différente. Il faut dire qu’en 1989, la pratique du selfie était bien moins répandue : les photos étaient argentiques et les appareils photo beaucoup moins répandus, encore moins avec un tel grand angle. Dans la même veine, lire Usbek & Rica : Les IA génératives sont-elles en train de tuer le Web ?. La réponse, en gros, est oui : les contenus de basse qualité généré par les IA à des vue de SEO (Search Engine Optimization) font que la qualité du Web se dilue, les vrais contenus écris par les humains sont de plus en concurrencés par l’IA.
- Pour avoir Copilot Pro sur son PC, celui-ci devra avoir au moins 16 Go de mémoire vive et pas n’importe quel CPU “Pour supporter les fonctionnalités locales d’IA, les PC devront disposer d’un Unité de Traitement Neuronale (NPU) performant. Les derniers processeurs mobiles d’AMD (Ryzen AI), Intel (AI Boost) et Qualcomm (Snapdragon X Elite) intègrent ces NPUs. Qualcomm prévoit de commercialiser le Snapdragon X Elite dans la seconde moitié de l’année. Selon TrendForce, Microsoft aurait établi une puissance de calcul minimale de 40 TOPS pour faire fonctionner Copilot. Si les plateformes de Qualcomm et les séries Ryzen 8050 (Strix Point) d’AMD semblent répondre à cette exigence, les CPU Core « Meteor Lake » d’Intel, limités à 34 TOPS, ne répondent pas à ce critère. Intel mise donc sur ses futurs processeurs Lunar Lake, attendus en fin d’année. Il ne suffira donc pas de payer son abonnement pour que l’assistant basé sur l’intelligence artificielle performant de Microsoft fonctionne de manière satisfaisante puisque toutes les machines seront loin d’être assez puissantes.”
- Estimating the environmental impact of Generative-AI services using an LCA-based methodology, publié par un de mes jeunes collègues,
- 24 janvier 1984 : il y a donc 40 ans, c’était le lancement du Mac. Nombreux sont ceux qui reviennent dessus, dont Numérama : on a classé les 10 plus beaux ordinateurs Apple. En anglais : The Mac turns 40, a lot of praise and an archive of all its looks over the years.
- Une vieille vidéo de Steve Jobs que j’adore. D’abord, il parle de “l’ordinateur comme étant une bicyclette pour l’esprit”, qui est une façon très intéressante d’en parler. Plus de détails sur le contexte et le document évoqué : How the bicycle beats evolution and why Steve Jobs was so taken with this fact. On notera l’absence du condor dans l’étude de départ, alors qu’il est mentionné à chaque fois par Steve Jobs dans ses interview. On voit bien qu’on est ici dans le storytelling et que les détails (voire la vérité) ne sont pas si importants chez Steve Jobs. On se rappellera qu’il était connu pour émettre un reality distortion field autour de lui : il avait un tel pouvoir de persuasion que la vérité avait moins d’importance que l’histoire racontée.
- Là qu’on parle des ieuvs : I Used Netscape Composer in 2024 ;
- Quels risques pose l’exploitation minière des fonds marins ? Comprendre en trois minutes en vidéo ;
- L’agence Internationale de l’Energie vient de publier son dernier rapport Electricité 2024, Analyse et perspectives pour 2026. Extraits :
- “Electricity consumption from data centres, artificial intelligence (AI) and the cryptocurrency sector could double by 2026. Data centres are significant drivers of growth in electricity demand in many regions. After globally consuming an estimated 460 terawatt-hours (TWh) in 2022, data centres’ total electricity consumption could reach more than 1 000 TWh in 2026.”En français : la consommation d’électricité des Datacenters, de l’IA et des cryptomonnaies pourrait doublier d’ici 2026. Rappel : dans le même temps, on souhaite passe autant de véhicules que possible à l’électrique.
- Record-breaking electricity generation from low-emissions sources – which includes nuclear and renewables such as solar, wind and hydro – is set to cover all global demand growth over the next three years. Low-emissions sources, which will reduce the role of fossil fuels in producing electricity globally, are forecast to account for almost half of the world’s electricity generation by 2026, up from 39% in 2023.” La production basse émission (nucléaire et renouvelables) va représenter plus de 50% de la production électrique alors que c’était 39% en 2023. C’est la bonne nouvelle du rapport (modulo le fait que le nucléaire fait partie de la solution. Le nucléaire a de faibles émissions, certes, mais il a d’autres inconvénients) ;
- Eaux en bouteille : des pratiques trompeuses à grande échelle. “Pendant des années, des eaux vendues comme « de source » ou « minérales naturelles » ont subi des techniques de purification interdites. Selon une enquête conjointe du « Monde » et de Radio France, un tiers au moins des marques françaises sont concernées, dont celles de Nestlé, qui a reconnu ces pratiques. Informé depuis 2021, le gouvernement a assoupli la réglementation dans la plus grande discrétion.” Rappel : le seul truc que fabriquent vraiment ces industriel, ce sont les bouteilles en plastique. Maintenant, il apparaît très clairement que faire cheminer dans des camions carburant au diesel des bouteilles en plastique (mal recyclé), qui contient des micro-plastiques dans une eau frelatée et qu’on ira acheter en bagnole au supermarché est une moins bonne idée que de boire l’eau du robinet dans la plupart des cas, sauf si votre eau du robinet a déjà été polluée par d’autres activités humaines. Rappelons qu’il existe des méthodes pour purifier l’eau du robinet (par exemple les filtres Brita) et la rendre gazeuse…
- Trois excellentes conférences sur le numérique et les implications qu’il a sur le colonialisme et l’extractivisme :
- Pour une écologie décoloniale du numérique par David Maenda Kithoko, une vidéo puissante sur l’extraction de minerais (Coltan, Cobalt) au Congo. Trigger warning : violence, violences sexuelles ;
- Sur le même thème, mais avec un autre point de vue : voici l’excellente présentation d’Aurore Stephant Ruée minière au XXIè siècle : jusqu’où les limites seront-elles repoussées ?I . C’était à l’USI, une conférence proposée par mon employeur, OCTO Technology ;
- Numérique et éthique : l’impossible équation ? par Audrey Neveu et Agnès Crépet ;
- Je découvre via un magazine le travail de Bernard Cauquil, inventeur qui produit des véhicules intermédiaires (à mi-chemin entre le vélo et la voiture) à 3 ou 4 roues et solaires. Il les invente, les fabrique, les perfectionne et part en voyage avec, et c’est absolument dingue ! Voir ecosunriders.com
- Voir aussi dans le même genre le Vhélio, un vélo dont les plans sont sous licence libre ;
- Une belle vidéo sur le concours de véhicules intermédiaires de l’Ademe : 10 véhicules fous pour remplacer votre voiture
- Rigolo : Joker Bike, la fourche de vélo qui transforme votre vélo en cargo !
- Rustine Libre, une belle initiative qui a besoin de visibilité. C’est une plateforme libre qui vise à mettre en relation d’une part les cyclistes ayant besoin de réparation de leurs vélos et d’autre part des entreprises capable de proposer de telles prestations. Actuellement, les entreprises recensées sont toutes dans les Hauts de France. Ca serait bien que ça s’étende au reste de la France, voire même du Monde ! Bonus, Rustine Libre regroupe trois sujets qui me passionnent : les communautés Web, les Communs et la bicyclette !
- La ride, une BD (ou roman graphique ?) de Simon Boileau (Scénario) et Florent Pierre (Dessins) ;
- La bataille du vélo : Vaincre le système automobile de Joseph D’halluin. Un livre militant, comme le laisse entendre le titre. Par quelqu’un qui connaît le sujet par coeur, puisqu’il a été président de la Maison du Vélo de Lyon et Secrétaire général de la Fédération des usagers de la Bicyclette.
- Prendre la route par Alexandre Schiratti. Un livre d’histoire, facile à lire. Très reposant et passionnant !